Vendée Globe : avaries, abandons, espoir, courage...
Retour sur ce dernier mois de course


Les 33 skippers au départ des Sables d’Olonne sont venus relever un défi mécanique, physique et mental. Cette course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance a réservé bien des surprises et désagréments aux marins depuis le 8 novembre.
Chaque skipper a eu son lot de souci technique plus ou moins important : pilotes automatiques, voiles, safrans, énergie, bouts en tous genres, voies d’eau, etc…

Presque une dizaine d’avaries depuis mi-décembre

En 8ème position du Vendée Globe dans le trio de tête, le skipper de Bureau Vallée 2, Louis Burton, a pris la décision mi-décembre de mettre sa course entre parenthèses pour réparer ses nombreuses avaries en tête de mât le long de l’île Macquarie. Il s’y est repris à 3 fois pour réparer mais a réussi à repartir en course !

Alain Roura, skipper de La Fabrique a subi une nouvelle avarie sur la quille de son Imoca. Après plus de 12 heures de dur labeur, il a réussi à faire fonctionner de nouveau le système hydraulique de quille.

Quant à Benjamin Dutreux, il a rencontré des problèmes sur une voile d’avant de son « Omia – Water Family ». Il a dû ralentir et modifier sa trajectoire afin de stabiliser la situation.

Le skipper de Time for Oceans,
Stéphane Le Diraisona subi la casse de son chariot de commande de hook et a dû monter au mât pour réparer.

En queue de flotte, Alexia Barrier a dû intervenir sur son mât après la rupture d’une poulie de bastaque : elle a pu reprendre sa route à petite vitesse et reprendre progressivement confiance dans son bateau « TSE – 4myplanet » après avoir débordé la ZEA australienne.

La skipper de MACSF, Isabelle Joschke, a connu elle aussi une avarie majeure avec la perte du vérin hydraulique placé sur la quille de son IMOCA.

Désormais privée du système de pendule qui lui permettait de basculer sa quille au vent, la navigatrice franco-allemande poursuit son tour du monde avec un bateau moins puissant juste avant le passage très musclé du mythique cap Horn, le dernier des trois sommets au menu du Vendée Globe.

Boris Herrmann (Seaexplorer – Yacht Clubd de monaco) n’est pas en reste et a informé son équipe qu'il avait une déchirure dans la grand-voile entre les ris 2 et 3 qu’il doit réparer.

Pip Hare a décrit une fissure importante sur la mèche supérieure du safran bâbord de Medallia. La navigatrice britannique est parvenue à remplacer le gouvernail dans une mer chaotique en plein Pacifique Sud et a repris sa route vers le cap Horn !

Message de
Manuel Cousin de Groupe Setin : "Un message pour vous signaler qu'à la suite d'un arrêt intempestif de mon pilote automatique, le bateau est parti à l'abattée avec pour conséquence pour l'instant, au moins un chariot de grand-voile endommagé et la grand-voile déchirée au-dessus du 3ème ris mais je pense réparable, la déchirure n'étant pas trop importante : moins d'1 m2."

Suite au sauvetage de Kevin Escoffier le 1er décembre dernier, la Ministre de la Mer, Annick Girardin, a fait savoir hier à Jean Le Cam, Jacques Caraës (Directeur de Course) et Christophe Gaumont (président du Comité de Course) par le biais d’une visio, qu’ils allaient être distingués par l’ordre du mérite maritime. Jean Le Cam sera promu officier dans l’ordre du mérite maritime (source Les Sables Vendée journal), Jacques Caraës et Christophe Gaumont auront le privilège d’être nommés chevaliers dans l’ordre du Mérite maritime.






Une course extrêmement serrée

Déjà un mois et demi en mer et un nouveau leader s’est imposé à l’entrée du plus grand des océans : Yannick Bestaven, skipper de Maître Coq IV, a franchi le premier la longitude du Sud de la Tasmanie et a pris la tête de course. 



A l’approche du cap Horn, le groupe de tête s’est scindé en deux avec dans l’Est de la dépression Maître CoQ IV (Yannick Bestaven) et Apivia (Charlie Dalin) qui ont été très rapides. A l’Ouest de la dépression, on retrouve le groupe des poursuivants menés par LinkedOut (Thomas Ruyant) et Groupe Apicil (Damien Seguin). Ils naviguent dans un vent de secteur Sud qui devrait basculer progressivement au Sud-Ouest puis à l’Ouest. La dépression se déplace vers le Sud-Est entre les deux groupes de bateaux. 
 
Quel scénario incroyable ! Jamais dans l’histoire du Vendée Globe, il n’y a eu si peu d’écart à ce stade de la course : dix bateaux en 712 milles. Dans ces conditions météo tactiques, le cap Horn a vu une ribambelle d’IMOCA se succéder au pied de son phare. Souvenez-vous : 800 milles séparaient Armel Le Cléac’h d’Alex Thomson en 2016 sur la route retour au début de l’Atlantique Sud, et au final 15 heures d’écart à l’arrivée. On se prend déjà à rêver d’un incroyable finish aux Sables d’Olonne en ce début d’année 2021…

Disparité dans ce Tour du Monde
Tandis que les quatorze IMOCA dans l’Atlantique Sud ressentent les bienfaits d’un ciel plus clément, que les skippers se chauffent la couenne au soleil et détendent leurs muscles lors de courtes siestes réparatrices, les autres triment dans le Pacifique Sud, dans des conditions glaciales et très inconfortables.

7ème abandon
de ce Vendée Globe


Samedi 9 janvier en fin d’après-midi sur l’IMOCA MACSF, Isabelle Joschke a constaté la casse du faux vérin de quille installé une semaine avant suite à la perte de la tige de vérin hydraulique. Le lendemain de l’annonce de son abandon, la navigatrice manœuvrait toujours pour sortir rapidement de la très grosse dépression qui a eu raison de sa réparation de vérin de quille.



Encore 5 000 milles à tenir

Depuis l’abandon d’Isabelle Joschke, ce 9ème Vendée Globe compte 26 concurrents encore en course : la moitié en pleine remontée de l’Atlantique Sud et les 13 autres à se languir du cap Horn dans le Pacifique Sud. Les 20% du parcours restants pour la tête de flotte s’annoncent diablement intenses !
 
Depuis une semaine, les leaders remontent (lentement) vers le Brésil après un cap Horn parfois mouvementé. Mais le chemin est semé de bulles anticycloniques et de dépressions parfois violentes, à l’image de celle qui a entraîné l’abandon d’Isabelle Joschke. Pendant ce temps, le Pacifique s’est « réveillé » en proposant forte brise et mer chaotique à la deuxième moitié de la flotte…
 
Ce mardi 12 janvier, 65 jours après le coup de canon du 8 novembre dernier devant Les Sables d’Olonne, c’est un nouveau départ auquel se sont livrés les cinq premiers IMOCA. Dalin, Seguin, Bestaven, Ruyant et Burton ne sont séparés que de 25 milles et ont dû composer avec l’instabilité météorologique jusqu’à Recife, la corne du Brésil, pour enfin cavaler dans des alizés de Sud-Est stables et vigoureux.



Sur cette remontée vers l’équateur, au grand large de l’état de Bahia au Brésil, le vent varie brutalement en force et en direction, il faut être aux aguets, une main sur les écoutes, un œil à observer le ciel, un autre sur le radar.

A ce moment-là, Charlie Dalin, était en tête et devançait de 20 milles Louis Burton. Yannick Bestaven, est passé en 6ème position derrière Thomas Ruyant, 3ème, Damien Seguin, 4ème et Boris Herrmann 5ème. Tout ce petit monde se tient en moins de 100 milles : surprenant ce 9ème Vendée Globe !
 
Si Charlie Dalin maintient sa position de leader, rien n’est encore acquis : le vent a tendance à mollir près des côtes brésiliennes et les grains se forment souvent au coucher du soleil dans cette zone où un seul nuage peut sensiblement freiner la progression d’un solitaire. Il va donc falloir éviter les obstacles alors que le groupe des neuf premiers s’est scindé en deux packs.

Faut-il prendre le risque de passer le long de la côte brésilienne ou faut-il prendre de la marge dans l'Est? Telle est la question qu'ont dû se poser les skippers. 

8ème abandon

Ce samedi 16 janvier matin, après des semaines à lutter vaillamment contre des avaries sérieuses, Sébastien Destremau a jeté l’éponge.

Le skipper de Merci fait route depuis samedi vers le port de Dunedin, dans l’île Sud de la Nouvelle-Zélande, ou vers Christchurch, plus facile d’accès et où il trouvera le matériel pour réparer.



Devant, c’est l’heure du match retour contre le pot au noir. Et c'est pas gagné !



Plus d'informations sur la page classement du Vendée Globe
Bon vent aux skippers encore en course !
Toute l’Equipe Gaz Européen. 

Classement Course virtuelle Gaz Européen Virtual Regatta :
 
Les premiers skippers virtuels sont arrivés aux Sables d’Olonne ce week-end !

Le Français Jean-Claude Goudon (tigrou26120) est le grand vainqueur de la course virtuelle générale du Vendée Globe ! En 68 jours 22 heures et 16 minutes, il a remporté cette 4ème édition, qui a réuni plus d'un million d'inscrits.
 

Le grand gagnant de la course virtuelle Gaz Européen est Taminoo qui a remporté la course en 68 jours 22 heures et 41 minutes et se classe 173ème du classement général ! Les skippers Vitamina et Emar complètent le podium.
 
Félicitations à tous pour cette course virtuelle !








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